De 2001 à 2003, l'artiste remplit des carnets faits de collages, de dessins et de peinture. Elle travaille dans une sorte de fébrilité et de tension intérieure qui relèvent de l'écriture automatique.
Les carnets ont un côté intime et spontané que je ne retrouve sur aucun autre support de travail. Leur forme, leur taille, leur structure, leur manière d'être feuilletés et remplis est unique. Chacun d'eux est un livre, un coffre-fort, un trésor, un document, une poésie, un secret, un rêve... Je peux l'emmener avec moi dans l'avion, au restaurant, au lit. Dès que je l'ouvre, le monde s'ouvre, et je peux me mettre à travailler. Depuis mon enfance, les carnets ont cet effet sur moi. |